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đŸŽ™ïžPodcast : Le Pouvoir du Web3 et du Vin - Chateau Edmus🍇

DerniĂšre mise Ă  jour : 20 nov.


Podcast ChĂąteau Edmus : les allocations NFT
Podcast ChĂąteau Edmus : les allocations NFT
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🍇 Qui aurait cru que le Vin et le Web3 feraient un accord parfait ? Laurent David, PrĂ©sident de la WineTech đŸ· et co-propriĂ©aire de ChĂąteau Edmus - Saint-Emilion Grand Cru labellisĂ© en bio - est l'invitĂ© de notre 9Ăš Ă©pisode.



🍂 L'automne est lĂ , marquant ainsi le dĂ©but de la saison 2 de "Luxurytail : Le pouvoir du Web3".
Dans cet épisode, découvrez comment Chùteau Edmus a révolutionné le monde Vin et des vignerons en introduisant des NFT sur des bouteilles de Magnum et en créant que le premier club d'Allocataires avec idealWine et InterCellar.

 

Sabine Luxurytail


Bienvenue dans l'Ă©pisode numĂ©ro 9 « L'Ă©tĂ© Luxurytail le pouvoir du web 3 » aujourd'hui, nous allons parler de vin et de NFT et oui, ce n'est pas courant Laurent David est notre invitĂ© Laurent David est le prĂ©sident de la Wine tech et copropriĂ©taire de chĂąteau Edmus qui est un vignoble situĂ© Ă  Saint-Émilion. ChĂąteau Edmus  cultivent principalement du Merlot et du Cabernet franc sur un terroir qui est composĂ© de graves et de sous-sols sableux. Nous avons dĂ©butĂ© notre entretien sur les chapeaux de roue. Puisque nous sommes en pleine pĂ©riode de vendanges et Laurent est entrĂ© tout de suite dans le vif du sujet en nous racontant comment se passaient les vendanges.


Laurent David CHATEAU EDMUS


Podcast Luxurytail Le Pouvoir du Web3
Podcast Luxurytail Le Pouvoir du Web3
VoilĂ  quand on va travailler vous voyez pendant une annĂ©e Ă  soigner cette vigne et Ă  l'accompagner au final, elle vous donne ça. Mais c'est que de la satisfaction, j'ai pas pu m'empĂȘcher de parler de « Satisfaction » et de mettre la musique des Rolling Stones « Satisfaction ».
C'est trĂšs satisfait. En fait, c'est un mĂ©tier quand on parle de Luxe pour moi, c'est aussi liĂ© pour moi Ă  la pĂąte de l'artisan, l'artisanat d'art. Je pense que dans le mĂ©tier du vin. Enfin moi je m'en suis rendu compte parce qu'au dĂ©part c'Ă©tait pas vraiment mon crĂ©neau, mais les gens aiment savoir qui fait le vin, parce que je pense qu'ils ont besoin de faire confiance Ă  la personne, est-ce que je partage ses valeurs ? Est-ce que je le vois vraiment Ă  l'action ? Est-ce qu'il ne me raconte pas des bĂȘtises ? Est-ce qu’il sait de quoi il parle ? Pourquoi lui il fait quelque chose de diffĂ©rent ? En quoi ce diffĂ©rent c’est mieux ? VoilĂ  tous ces partis pris en fait, tous ces gestes qui sont des gestes techniques mais qui sont aussi des gestes sur lesquels on a rĂ©flĂ©chi en avant, pourquoi on voulait le faire.

Par exemple nous, on n'Ă©crase pas le raisin. C'est trop violent. Quand vous faites ça, vous Ă©crasez notamment des pĂ©pins, et des pĂ©pins c’est parfois un petit peu amer et ça donne de l'amertume. Donc, on fait un truc qui prend vachement plus de temps, on laisse la nature faire et ça s'Ă©crase naturellement.

Mais derriÚre, ce qu'on extrait est meilleur. Il y a plus de risque parce que pendant ce temps-là, ça peut s'oxyder. Donc, il faut vraiment surveiller la cuve.

Il faut dormir à cÎté de la cuve, elles sont juste là, derriÚre la porte. C'est tout ça qui fait que au final, il y a un vin qui a une philosophie, une approche différente. On aime, on n'aime pas, une histoire de goût, c'est primordial. Mais le sens et le pourquoi et le comment, je pense que dans le luxe et dans l'art, c'est trÚs important.

Sabine Luxurytail :


Alors, c'est vrai que dans le secteur du luxe, on a souvent tendance à parler de la mode de la mode la mode et moi j'explique souvent que la mode fait partie du luxe mais dans la famille du Luxe, j'ai mes produits de luxe : l'horlogerie la joaillerie, la beauté, les parfums, les cosmétiques et j'ai le luxe d'expérience . Pour moi le luxe d'expérience.
C'est tout ce qui va ĂȘtre vins et spiritueux, l'hĂŽtellerie, l'art de vivre, l'art de la table, les transports, et on est sur deux types de luxe mais c'est le Secteur du luxe, l'Industrie du Luxe, et d'autant plus tout ce qui est vins et spiritueux, c'est le rayonnement de la France Ă  l'international. Nos appellations ce sont des appellations contrĂŽlĂ©es : Saint-Emilion - mĂȘme si j'ai la technique mĂȘme si on a toute la technique et qu'on pourrait refaire avec des terrains de raisin en Californie, on pourrait refaire la mĂȘme chose, en termes de techniques, mais ça ne pourrait pas s'appeler Grand Cru Saint-Émilion parce que c'est pas crĂ©Ă© dans la ville de Saint-Emilion et ça c'est notre particularitĂ©, on ne s'en rend pas forcĂ©ment compte mais c'est tellement quelque chose qui est important pour promouvoir le luxe Ă  la française tout ce qui est vin et spiritueux et quand vous parlez de raretĂ©, on regardait votre Instagram avec Jade et on voyait votre jardin. Moi j'ai adorĂ© le mot jardin. Vous avez un jardin ou vous cultivez votre vin, mais c'est mignon mais finalement cette raretĂ©, cette finesse, ce qui va faire la diffĂ©rence comme vous le disiez, on y adhĂšre ou pas Ă  la philosophie ou pas, c'est dans le secteur dans l'industrie du luxe. Ben, on n'a pas que des gens bling bling, on peut avoir des gens passionnĂ©s, des connaisseurs qui aiment se retrouver, qui apprĂ©cient et c'est ça qui est intĂ©ressant je trouve, et du monde entier d'ailleurs.



Laurent David CHATEAU EDMUS :


Encore une fois le luxe, ça peut ĂȘtre dĂ©criĂ©, mais le luxe c'est quand mĂȘme l'exception, c'est quand mĂȘme un savoir-faire des matiĂšres et moi je vois les grandes maisons, enfin que ce soit les HermĂšs les LVMH qui ouvrent leurs ateliers de temps en temps. Donc, il y montre ce savoir-faire des gens qui, pendant des annĂ©es, vont apprendre ce geste pour faire ce point. Les dentelliĂšres de chez Chanel, des grandes Maisons de couture, c'est des gens qui pendant des annĂ©es, vont apprendre un geste pour le reproduire Ă  la perfection.

J'ai des amis, leur fils fait des Ă©tudes lĂ -dedans et actuellement, il apprend la technique pour coudre les plumes : les plumassiers.
C’est insensĂ©, et avant d'y arriver, c'est des heures et des heures. Il y a des gens, au bout de 10 ans, Ils n'arrivent pas. Mais il y a les maisons qui mettent en avant aujourd'hui ces artisans.

On voit dans un sac HermĂšs le nom de l'artisan qui a signĂ© ce qu’il a fait. Et je pense que le cĂŽtĂ© bling-bling, enfin les gens qui vont apprĂ©cier cette exception, ce savoir-faire, ils doivent aussi adhĂ©rer Ă  la philosophie.

Jacquemus sa personnalitĂ©, elle est autant touchante qu’un Pharrell Williams qui va aspirer d'autres choses d'exception, de gens qui ont un goĂ»t exceptionnel et qui savent amener, synthĂ©tiser l'air du temps avec un produit et des matiĂšres. Et pour moi dans le vin, il y a une partie de crĂ©ation qui est liĂ©e Ă  ces produits d'exception. Nous c'est pas dans le cuir, c’est pas des plumes, c'est pas des diamants mais c'est un terroir qui est juste unique, il est lĂ  depuis des millĂ©naires et la vigne elle s’y plait, et ça on ne peut pas l’amener ailleurs, mais on a ça, et les terroirs de France, ils sont tellement diffĂ©rents entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, chaud, froid, mĂ©diterranĂ©ens, dans les Alpes. Enfin, on peut faire du vin Ă  diffĂ©rents endroits, humides pas humides, on a tous les cĂ©pages du monde et puis le savoir-faire. Les plus grandes universitĂ©s, les plus grandes Ă©coles d’Ɠnologie, elles sont françaises. On fait du vin, du trĂšs bon vin dans le monde entier, c'est pas un problĂšme, mais on vient se former en France.

Tous les Ɠnologues que j'ai vu, qui font les grands vins ailleurs, ils sont passĂ©s en France, comme tous les grands cuisiniers, qui sont venus apprendre Ă  couper des carottes et Ă  faire des petits dĂ©s parfaits avant de faire de la crĂ©ativitĂ© qu’ils ont aujourd’hui dans leur pays. Mais c’est en France qu’on se forme Ă  ces choses-lĂ , parce que c’est millĂ©naire, parce qu’il y a une obsession, une passion pour le beau, pour ces choses la.


Sabine LUXURYTAIL :


Bon, dĂ©jĂ  le luxe, ça vient de Versailles. Versailles, on n’en a parlĂ© la semaine derniĂšre avec la visite du roi d’Angleterre, oĂč on voit tout ce savoir-faire, alors ça a fait rire certaines personnes. Moi, je trouve que c'est enfin c'est incroyable de pouvoir recevoir des rois encore en France dans le chĂąteau du roi le plus connu du monde. Mais pour faire le lien avec notre sujet du podcast et le web 3, on parle depuis tout Ă  l'heure de la transmission du savoir-faire et qui pour moi est primordial mais finalement ces jeunes que vous accueillez actuellement, parce que c'est pendant les vendanges, comment vous leur expliquer votre dĂ©marche liĂ©e avec le web 3 ? En fait, c'est quoi cette transition de la transmission du savoir-faire jusqu'Ă  aujourd'hui cette nouveautĂ©, on voit le logo de la Wine Tech, on en parlera tout Ă  l'heure. Mais par rapport Ă  la production, vous intĂ©grez le web 3. Alors je dis le mot web3. VoilĂ , l'idĂ©e, c'est un petit peu de faire ce lien avec cette premiĂšre question.



Laurent David CHATEAU EDMUS :


En fait, c'est eux qui me l'ont appris. C'est eux qui viennent avec. Ma fille, les ados que j'ai autour de moi. Voilà, le numérique, c'est leur point d'entrée au monde.
On va pas se voiler la face, c’est pas des livres, c’est pas des magazines, c’est pas la tĂ©lĂ©, c’est peut-ĂȘtre le cinĂ©ma, c’est peut-ĂȘtre des sĂ©ries, mais leur point d'entrĂ©e pour s'informer, pour s'ouvrir, pour connaĂźtre, pour comprendre, pour dialoguer, pour rencontrer, pour draguer, pour se crĂ©er des relations. C'est le numĂ©rique. Et donc, c'est le tĂ©lĂ©phone, c'est l'ordinateur c’est la tablette, et donc, c'est par lĂ , c’est la fenĂȘtre par laquelle il voit le monde. Moi, moi, j'ai eu la chance de par mes expĂ©riences prĂ©cĂ©dentes de baigner dedans. J’ai lancĂ© la iphone en France. Je suis un peu coupable.

Aussi de ça, je plaide coupable !
Mais ça a changĂ© la vie des gens. Bien sĂ»r, il y a des excĂšs, bien sĂ»r des mauvaises choses mais c'est comme tout, il faut savoir les doser, c'est comme le vin, c'est comme l'alcool, il faut savoir le doser pour trouver un Ă©quilibre. Mais c'est quand mĂȘme quelque chose qui est juste extraordinaire. Enfin cette tablette, ce truc qui vous amĂšne dans le monde entier en une seconde, qui vous trouve une rĂ©ponse, qui vous relie Ă  vos amis qui sont partis Ă  ma famille.

Enfin moi j'adore quoi. Je suis en contact avec eux, avec ça et tout le temps. Donc eux, ils arrivent avec ces outils lĂ  que moi, j'apprĂ©hende pas de la mĂȘme façon qu’eux bien sĂ»r, parce que j'ai mon Ăąge et mon expĂ©rience et quand j'en vois qui viennent me voir Ă  la WineTech, il y a 2 ans et qui me disent : Ouais, nous voilĂ , on est spĂ©cialisĂ© Web3/crypto et on veut se lancer dans le vin.
Alors Crypto ça j'ai entendu parler, Web3 pas du tout.
Laurent DAVID WineTech

Et puis on voit une, deux, trois start-ups qui arrivent, des gens brillantissimes, qui ont 22/23 ans qui font des études ou pas, qui veulent entreprendre et qui ont ce sentiment qui peut se passer quelque chose, qui sont des passionnés de vin, il me disent « il y a un truc à faire dans le vin » et qui m'expliquent .Là je me dis attends, là il se passe un truc. Effectivement et il se passe vraiment un truc donc on a on a regroupé au sein de la WineTech tous ceux qui voulaient collaborer là-dessus, on a une quinzaine d'entreprises qui nous on rejoint. On leur a dit : mais qu'est-ce qu'on peut faire ensemble pour évangéliser, pour expliquer ces concepts qui sont ne pas forcément accessibles de façon intuitive à tout le monde.
Donc on a on a rĂ©digĂ© un livre blanc, on explique en 10 points comment ces technos peuvent avoir un impact sur ce monde du vin, cette filiĂšre du vin. Moi-mĂȘme j'ai dĂ©cidĂ© de faire un test, de prouver. Parce que c’est bien beau d'en parler mais Ă  un moment donnĂ©e il faut aussi dĂ©montrer, prouver. Et donc j’ai fait un test qui a qui a trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs trĂšs bien marchĂ©, d'ailleurs, on va plus loin maintenant avec ce qu'on est en train de rĂ©aliser.

Donc voilĂ , ce sont des rencontres, c'est de l'ouverture. C'est un pragmatisme.

Et puis moi je n’ai pas de barriĂšre Quand on me dit le numĂ©rique et le vin ça n’a rien Ă  faire ensemble. Mais non, ça a tout Ă  faire ensemble. Absolument tout.
Il faut pas les opposer. Il faut le comprendre. Il faut le tester. Il faut se tromper, il faut essayer. Mais ces deux univers qui se rencontrent et qui ont beaucoup Ă  partager, beaucoup Ă  s'apporter l'un l'autre.

Sabine LUXURYTAIL :

Aussi pour revenir on a lu votre livre blanc et pour les personnes qui vont nous Ă©couter, les sujets, les dix points :

On a la traçabilitĂ©, la contrefaçon, la transmission des royalties, tout ce qui est en lien avec la spĂ©culation, recruter une nouvelle audience parce que le Web3 c’est une nouvelle l'audience. Les nouveaux canaux de distribution, la communication avec les clients, crĂ©er une nouvelle expĂ©rience, crĂ©er des collections, ça vous allez nous parler, et tout ce qui est RSE, tout ce qui est liĂ©e Ă  l'environnement.

Alors quand on a ces points, ça nous paraĂźt tellement cohĂ©rent, ça nous paraĂźt tellement vrai, on a juste rajoutĂ© le mot Web3, et pour moi, c'est grĂące Ă  ces nouvelles technologies, Ă  ces start-ups que vous avez Ă©voquĂ©, qu'on va pouvoir justement amĂ©liorer cette expĂ©rience, peut-ĂȘtre en parlant un petit peu, depuis les tous les podcasts qu'on a fait, on parle d’acculturation et de vocabulaire. En fait avec Jade, qui est ma collaboratrice, c'est un prĂ©nom que vous devez apprĂ©cier apparemment, en lisant le livre blanc, mais c'Ă©tait tellement clair et en effet ça crĂ©e du sens, ça fait sens, quand on voit ce que tout ce qui est blockchain, ça peut entraĂźner par rapport Ă  la contrefaçon Ă  voir l'origine, d’oĂč va venir notre vin, de crĂ©er des collections, des clubs d'appartenance.

Mais là, je mélange toutes mes questions,
Mais est-ce que vous pouvez finalement nous raconter le début, quand en 2021
C'est en 2021 que vous avez fait une collection de NFT avec l'artiste tatoueur ?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


On est une toute petite exploitation viticole, 1 hectare 68, c'est tout petit c'est un jardin, mais on fait dĂ©jĂ  quand mĂȘme trois cuvĂ©es Ă  cet endroit-lĂ . C’est donc assez atypique. Et dans les cuvĂ©es que l’ont fait, on en fait une : on a pris un de nos deux cĂ©pages : on a Cabernet franc et Merlot. C’est nos deux cĂ©pages, les cĂ©pages, c'est les raisins, donc des raisins diffĂ©rents, et on a pris le cabernet franc qui est plus aromatique, le plus compliquĂ©, le plus caractĂ©riel, mais quand on sait travailler avec lui, ça peut donner des choses extraordinaires et on a dĂ©cidĂ© de faire un 100% Cabernet franc.
Et ça, dĂ©jĂ , Ă  Saint-Ă©milion, oĂč on se trouve, ça se fait quasiment pas ou trĂšs, trĂšs peu. Et donc dĂ©jĂ , on Ă©tait sur quelque chose qui Ă©tait assez particulier, qui avait un caractĂšre marquĂ©. Et on est allĂ© un peu plus loin. C’est-Ă -dire c’est un vin qu'on a fait naturel, sans de la chimie du pĂ©trole.

Cuve Edmus

C’est un vin qu'on laisse s'Ă©laborer gentiment et on le met dans une cuve qui est en forme d'Ɠuf parce que ça protĂšge de l'oxygĂšne, ça le referme. Ça le maquille pas, ça ne lui apporte pas du bois, du boisĂ©. On reste vraiment sur l’éclat du fruit, le cĂŽtĂ© cristallin, de ce vin, et surtout on a mis aucun sulfite.

Les sulfites, c'est un peu le conservateur du vin, ce qui fait qu’un vin ne s’oxyde pas et qui peut rester. Donc, on a fait un vin naturel qui a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ© par la critique. On a eu des trĂšs, trĂšs bons retours et on s'est dit : voilĂ , nous, on est un petit domaine. Il faut qu'on se fasse connaĂźtre, parce que notre travail et qu'on fait tous ses efforts, si personne ne le sait, ça sert Ă  rien.

Donc on s'est dit on va créer des doubles bouteilles, des Magnum. Donc c'est déjà des plus gros contenants. C'est un trÚs trÚs bel objet, c'est un bel objet.
Enfin c'est un objet physiquement qui est assez un imposant. il y a une certaine élégance. Enfin voilà, c'est quelque chose de plutÎt jolie. Et donc voilà, on avait déjà ce contenant, on avait le raisin, on avait le contenant

Dimitri HK
Dimitri HK Maitre français du tatouage

Et puis est venu la rencontre avec ce crypto tatoueur-crypto artiste tatoueur. Donc qui s'appelle Dimitri HK, qui est une star du tatouage, c'est quelqu'un, il faut deux ans d'attente pour qu'il puisse vous tatouer et qui en fait qui était un de nos clients, il avait acheté notre vin. Il se trouve qu'on était quasiment voisin et puis on s'est rencontré parce que moi j'aime bien discuter avec mes clients. J'aime bien savoir ce qu'ils pensent.

Voilà et puis on est on est devenu amis et on est totalement différent ! Moi j'ai aucun tatouage. Lui est tatoué de partout, et on s'entend trÚs trÚs bien.
Je lui ai dit : mais est-ce que ça t'amuserait de faire des Ă©tiquettes de vin Dimitri ? Il tatoue des bras, il tatoue des jambes, il tatoue des dos, - il fait des grandes piĂšces - mais il aime bien, comme tous les artistes, ils aiment bien tester aussi d'autres domaines. Donc c'est aussi un peintre qui fait des tableaux. Il fait des Ɠuvres assez intĂ©ressantes, grandioses et une Ă©tiquette de vin, ça il n'avait jamais fait. Donc ça l'amusait, dĂ©jĂ  le principe de l'Ă©tiquette de vin.
Et il me dit : écoute, je pense à un truc. J'ai un artiste que j'adore qui s'appelle Alphonse Mucha qui a fait, dans les années folles, à la belle époque, qui a fait les étiquettes de Ruinart.
Donc des grands champagnes, avec ce cÎté art-déco. Donc, c'est un cadre avec des petites volutes, avec un personnage souvent féminin. Et voilà. Donc, Mucha a été fortement connu. Il a fait les affiches de Sarah Bernard, etc.
Et il me dit « j'aimerais partir d'alphonse Mucha, mais l'amener en 2022 -parce qu’on est en 2022 - et dans mon univers qui est plutĂŽt punk, tattoo etc..
Je lui dis : Ă©coute, vas y, une carte blanche ! Enfin « carte blanche », laisse moi quand mĂȘme vĂ©rifiez avant qu'on imprime les Ă©tiquettes, que on est d'accord. Parfois les artistes peuvent partir trĂšs trĂšs trĂšs loin.
Et donc, il avait cette contrainte qui était la forme de la bouteille, la hauteur de l'étiquette. Donc, déjà, il est là. Il a beaucoup débordé parce qu'elle est trÚs grande, cette étiquette.
Il a crĂ©Ă© ces 10 Ă©tiquettes, toutes diffĂ©rentes dans un mĂȘme cadre. Et comme il dessine sur ipad, il avait Ă  la base le fichier numĂ©rique, qui allait devenir le NFT. VoilĂ , on n'a pas eu Ă  scanner quelque chose qu’il aurait dessinĂ© ailleurs. C'Ă©tait le point de dĂ©part. Il a crĂ©Ă© les NFT puisqu'il avait dĂ©jĂ  lancĂ© des collections de NFT. Il a crĂ©e les NFT dans la foulĂ©e.
Donc, c'est une rencontre qui se fait. Et puis aprĂšs se pose la question ? Mais ça, comment ? Comment on va l'expliquer? OĂč est-ce qu'on va ? À qui on va le vendre ? Et Comment on va le vendre ? Dans la WineTech il y a toutes ces entreprises dont je vous parlais, qui innovent et une notamment qui s'appelle iDealwine, qui est fondĂ©e par trois entrepreneurs qui sont remarquables et qui aiment bien justement tester ces nouvelles choses.
Et quand je leur ai parlĂ© du projet, ils m’ont dit : ça c’est tout Ă  fait pour nous. On peut t'aider Ă  trouver, Ă  la mettre sur le marchĂ© et en faire parler;
IdealWine en fait, ils vendent du vin aux enchĂšres. Donc c'est un particulier qui a des vieilles bouteilles, qui ne boit plus et plutĂŽt que de « je sais pas quoi faire », il les met sur ce site lĂ  oĂč les amateurs de ces grands vins viennent les acheter et aujourd'hui ça fait une entreprise de plus de 30 personnes qui est leader europĂ©en de ce genre de choses. Il (IealWine) touche vraiment les amateurs de vin. Et donc ils me disent :

« Voilà mais par contre Laurent, il faut la mettre aux enchÚres à 1 euro »

Moi je dis : attends, ça vaut pas un euro. Vu le travail qu'on a fait sur le vin, sur l'étiquette. Enfin ça vaut largement plus »

Il me dit : « oui oui mais c'est comme que ça marche. C'est comme ça qu’on peut arriver Ă  intĂ©resser du monde »
Et donc je leur ai fait conscience. On a lancé les enchÚres à 1 euro pour les 10 bouteilles, je n'étais pas fier.
Et si ça part à deux euros 
 tout ce travail pour 2 euros 
 ,
Mais en fait ça a Ă©normĂ©ment plu oĂč la premiĂšre journĂ©e, la premiĂšre bouteille valait dĂ©jĂ  plus de 1000 € et puis neuf jours aprĂšs la clĂŽture, la premiĂšre bouteille, s'est du plus de 5000 € et ce qui fait que chĂąteau Edmus est rentrĂ© dans le top 10 des grands vins de Bordeaux les plus valorisĂ©s l'an dernier, donc ce qui Ă©tait totalement miraculeux, enfin surprenant.

C'est donc la combinaison d'un artiste avec son Ăąme et sa crĂ©ation et son point de vue avec un vin et c'est tout ça. C'est ensuite une entreprise, une start-up qui nous aide et puis la chance ! On va pas se voiler la face. On a fait ça au mois d'avril. Je pense qu'on l’aurait fait au mois de septembre, alors que STX et les autre marchĂ©s Ă©tait en bear, cela n’aurait pas eu le mĂȘme impact.

Donc, voilĂ  l'histoire. VoilĂ  toute l'histoire.

Sabine LUXURYTAIL :

Si je comprends bien, on a eu dit 10 Magnum, 10 étiquettes réalisées par un Crypto tatoueur. 10 étiquettes qui ont été transformés en 10 NFT. On a 10 clients. On a eu une société IdealWine qui vous a proposé de les vendre aux enchÚres à 1euro prix de départ. Vous les avez entendus et vous n'avez pas récupéré dix euros. Mais sur une moyenne de 5000 euros la bouteille.

Laurent David CHATEAU EDMUS :

Le prix moyen, c'est de 2 260€.

Sabine LUXURYTAIL :

Avec un pic Ă  5000 premiĂšres

Laurent David CHATEAU EDMUS :

La PremiĂšre qui est la numero1, qui est numĂ©rotĂ©e N°1, qui est signĂ©e et numĂ©rotĂ©,
Donc c'est la premiĂšre qui a plus de valeur pour les collectionneurs, parce que je pense qu'on a touchĂ© un public de collectionneurs, c’est celle-lĂ  qui s'est vendue au prix de 5000 € . Mais le prix moyen est Ă  2260 €.

Sabine LUXURYTAIL :

Et finalement, ces dix clients, ça leur a permis d'avoir, au-delà du NFT, ça leur a permis de voir quoi sur l'étiquette ?


Bouteille personnalisé Dimitri HK

Laurent David CHATEAU EDMUS :


Alors ils ont le NFT qui est donc le titre de propriĂ©tĂ©, c'est le jumeau numĂ©rique de la bouteille. La bouteille. on leur offre un un contrat de stockage de cinq annĂ©es dans les caves d'idĂ©alWine oĂč la bouteille, elle est allongĂ©e, elle est dans le noir Ă  12 degrĂ©s avec une hygromĂ©trie surveillĂ©e. Et donc la bouteille, elle est dans les parfaites conditions d'Ă©volution du vin, elle est protĂ©gĂ©e. Ces personnes qui les possĂšdent peuvent Ă  n'importe quel moment demander Ă  recevoir la bouteille et la boire, ce n'est pas de souci.

D'ailleurs sur les 10, il y en a trois qui ont demandé à les recevoir. Il y en a 3 qui brûlé/burné, comme on dit dans le Web3, qui ont brûlé le NFT.
Donc voilĂ , on est allĂ© un petit peu plus loin, c'est Ă  dire que on a souhaitĂ©, pour chacune de ces Ɠuvres, qui Ă©tait uniquement sur la bouteille, d’en faire un tire Ă  part numĂ©rotĂ©, signĂ©, pour que les possesseurs du NFT aient aussi une preuve physique de l'oeuvre. Non pas du vin, donc Dimitri a fait 10 tires Ă  part, une pour chacune des Ă©tiquettes, ils ont un format A3 , imprimĂ© et numĂ©rotĂ©.

Sabine LUXURYTAIL :

Est-ce qu'au niveau de ces bouteilles, on a la provenance ? On a des informations, justement on parlait de la spĂ©culation, de la revente, questions orientĂ©e : est-ce que vous pouvez peut-ĂȘtre nous en dire plus, aprĂšs on fera le lien.



Laurent David CHATEAU EDMUS :


Alors moi, je n'ai pas accĂšs aux informations parce que RGPD oblige. Je n'ai pas accĂšs aux noms et aux dĂ©tails de ces personnes. Je sais que la grande majoritĂ© Ă©tait en France, petite majoritĂ© Ă  l'Ă©tranger. D'aprĂšs IdealWine quasiment la moitiĂ© Ă©tait dĂ©jĂ  des clients d’IdealWine et l'autre moitiĂ©, a priori, des nouveaux clients. Donc, on peut se dire tiens, on a bien sĂ»r touchĂ© un public d'amateurs de vin, et de collectionneurs de vins, et peut-ĂȘtre aussi d'autres personnes qui arrivent de l'univers plutĂŽt Web3,

C’était une premiĂšre ! On Ă©tait les premier Ă  faire ça, donc est-ce qu'il y a eu des reventes ? Aujourd'hui j'ai pas l’information. On l'a fait un peu comme vous l'avez compris Ă  l'arrache, en mode projet, en mode start-up. On n'est pas sur une blockchain ouverte, on Ă©tait sur une blockchain privĂ©e qui va s’ouvrir plus tard. Mais voilĂ  ce que je peux vous en dire aujourd'hui. Et la derniĂšre chose que je dirais lĂ -dessus, quand nous avons fait ça l'an dernier, on Ă©tait quasiment les premiers Ă  faire ça au monde en France, et un an aprĂšs c'est quasiment toutes les semaines maintenant que vous avez un drop de NFT et de vins.

Sabine LUXURYTAIL :


Et justement pour faire le lien, on regardait les drops, avec vos bouteilles, avec la maniĂšre dont vous les commercialisez. On a vu que vous aviez des QR codes, que on Ă©tait assez inclusif avec du braille, avec quelque chose de sonore. On va avoir une rĂšglementation qui va ĂȘtre de plus en plus importantes au niveau du vin.
Est-ce que vous pouvez nous dire comment le Web3, comment vous utilisez, vous intégrez les technologies du Web 3 sur vos étiquettes de vin ?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


Alors, on est Ă  la veille d'un changement majeur pour un chĂąteau Edmus puisque on va passer en mode d'allocation, c'est Ă  dire que aujourd'hui, on n’a plus assez de bouteilles pour tous nos clients, pour satisfaire la demande. Donc, on va ĂȘtre obligĂ© de sĂ©lectionner les gens Ă  qui on vend et on crĂ©e donc un club, un club d'allocataires. On est les premiers Ă  faire ça. On veut utiliser la technologie des NFT .
Pourquoi faire ça ? Parce que ça nous semble un moyen juste et assez égal et transparent de pouvoir créer ces allocations. On propose d'abord à nos clients historiques.

Sabine LUXURYTAIL :

Excusez moi de vous interrompre, peut-ĂȘtre pour des personnes qui ne sont pas issus de l'univers des vins, peut-ĂȘtre que vous pouvez expliquer ce qu’est une allocation ?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


Une allocation c’est quand un produit n'est pas disponible en quantitĂ© indĂ©finie. Comment se procurer ce produit lĂ  ? Comment faire partie de ceux qui vont pouvoir y avoir accĂšs ?
Donc c'est le cas du vin, qui est, d'une année sur l'autre, produit dans des quantités différentes en fonction de la nature et puis la surface de production, elle est ce qu'elle est.
Donc certains vins qui sont trÚs recherchés, il y a beaucoup de monde qui veut les avoir et pour avoir ce droit d'accÚs, qu'on appelle un droit d'allocation, souvent il faut montrer pùtes blanches, il faut se faire connaßtre pour avoir le simple droit d'acheter ces produits là. Voilà, il faut rentrer dans ces listes d'allocataires.

Mais c'est ce qu'on retrouve dans d'autres univers. Enfin, je pense qu'aujourd'hui acheter un sac Birkin chez HermĂšs, vous allez ĂȘtre sur une liste d'attentes et il y a des personnes qui sont dĂ©jĂ  devant vous et qui seront servis avant vous, tout simplement,

C'est un peu le principe dans le monde du vin, dans ce monde lĂ  en tout cas des vins rares, des vins recherchĂ©s, oĂč certaines personnes ont ce droit d'acquĂ©rir des bouteilles et les champions de ça, ce sont les Bourguignons qui ont des toutes petites productions et dont les vins s’arrachent dans le monde entier. Tout le monde voudrait avoir cette chance de pouvoir acheter, donc peu de personnes l’ont et donc pour ĂȘtre allocataire de ces domaines lĂ , il faut souvent se faire connaĂźtre, attendre, patienter pendant des annĂ©es dans la liste d'attente remontĂ©es. Puis un jour, on vous propose de pouvoir acquĂ©rir ces bouteilles lĂ .

Sabine LUXURYTAIL :


En fait, je vous pose cette question parce qu'on est vraiment pour moi, en stratĂ©gie de de pĂ©nurie. Mais dans l'idĂ©e de chez Rolex ou HermĂšs, que vous citiez tout Ă  l'heure, c'est une stratĂ©gie orchestrĂ©e oĂč on aura cette liste d'allocataires qui veut son sac tandis que vous, c'est pas orchestrĂ©. C'est que vous n'avez pas le choix.

Laurent David CHATEAU EDMUS :


Je n'ai pas le choix. On a les contraintes que l’on a, voilà notre parcelle fait 1hectare 68.

Chateau Edmus

Et voilĂ , et la parcelle de l’autre cĂŽtĂ©, c'est pas la mĂȘme. Et donc ce qu’on produit la, qui peut varier de 450 bouteilles Ă  zĂ©ro mĂȘme. D'ailleurs, notre mĂ©moire, je crois que le plus petit qu'on ait fait 450 jusqu'Ă  maximum 5, 6, 7000. En moyenne, on est Ă  5000 bouteilles par an. Ben voilĂ  5000 bouteilles par an point barre. Et quand j'ai 5500 clients, comment je fais ? A qui je dĂ©cide de vendre ou de pas vendre ? C'est compliquĂ© ce genre de dĂ©cision, parce que ça crĂ©e des frustrations, parce que ça crĂ©e du mĂ©contentement, on s'est dit ben voilĂ , on arrive sur un millĂ©sime.

Nous on vend que du vin qui a un minimum 6 ans de cave, c'est Ă  dire que c'est pas le vin de l'annĂ©e que l’on vend. C’est du vin qui a vieilli gentiment dans nos caves, dans les bonnes conditions. Donc lĂ  on va lancer le millĂ©sime 2017, annĂ©e de gel, Boom ! Alors dĂ©jĂ  vous perdez une partie de votre production et on se retrouve qu'avec 2 574 bouteilles et j'en ai pas une de plus. Je peux pas l'inventer, donc quand on vend en moyenne 5 000 bouteilles par an mais lĂ , j'en ai que quasiment pour la moitiĂ© de mes clients.


Donc voilà, ce qu'on a fait, on a proposé à nos anciens clients, on leur a dit, il y a déjà quelques semaines :




VoilĂ  ce qui se passe cette annĂ©e : on prĂ©fĂšre vous le dire tout de suite. Donc dĂ©jĂ  on a fermĂ© la boutique en ligne depuis le 1er janvier, plus personne peut acheter nos vins, ça crĂ©e du mĂ©contentement mais c'est comme ça. Et voilĂ , on les a informĂ©s en leur disant. VoilĂ , vous nous suivez depuis des annĂ©es, vous nous ĂȘtes fidĂšles, on vous propose en avant-premiĂšre, peut-ĂȘtre de rejoindre ce club.
C'est normal de rĂ©compenser la fidĂ©litĂ© des gens qu'on connaĂźt, qui sont lĂ , ça me choque pas. Ce qu'on essaie de faire, par contre avoir c’est d’avoir un process de sĂ©lection qui soit transparent et donc on a crĂ©Ă© un petit questionnaire en ligne, un type form, avec 7 questions et on demande aux gens ce que le vin Ă©voque pour eux.

Est-ce qu'on est en adĂ©quation ? Est ce qu'on partage les mĂȘmes valeurs? Nous, on fait tout pour faire des vins sans chimie , des vins naturels, pures. On est certifiĂ© bio biodynamie. Et donc moi, je pose la question :
Est-ce que pour vous, c'est important? Vraiment important ou trĂšs important?
Et je vous laisse deviner qui sont les gens qu'on va sélectionner.
Je respecte tout Ă  fait quelqu’un qui me dit : Non moi ça m’est Ă©gal, ce n’est pas un jugement de valeur. Mais c'est pas nos valeurs, c'est tout.

Je prĂ©fĂšre aujourd'hui que mes vins aillent entre les mains des personnes qui ont partagĂ© ces mĂȘmes valeurs plutĂŽt qu’au mauvais endroit. Donc ça, c'est lĂ©gitime. Et donc, on a un process de sĂ©lection qui est transparent. Il y a aussi un ordre d'arrivĂ©e. Premier arrivĂ©, premier servi. C'est normal. Et puis voilĂ , il y a cette adĂ©quation avec la philosophie, avec notre travail, qui me semble importante.

Et ça c'est la premiÚre chose
Pour la deuxiĂšme chose, quand vous ĂȘtes allocataires, quand vous aurez donc cette carte d'allocataire, puisque vous crĂ©ez des cartes d'allocataire, des carte de membre de club qui correspond Ă  un nombre de bouteilles : est-ce que vous voulez 6 bouteilles 12 bouteilles ou 24 bouteilles ? 24 bouteilles on pose que 20 cartes. On peut pas proposer Ă  toute le monde.



Ces gens qui vont devenir membre du club, ils ont ce droit qu’il leur est acquis et demain, si eux dĂ©cident de le revendre, c’est leur choix ; C’est pas moi qui veut dire : toi, tu es allocataire, toi, tu n’es plus un allocataire.
C'est eux qui pourront revendre ce droit d'allocation. D'ailleurs, nous on ne leur vend pas, il est inclus dans l'achat des bouteilles.
On n'est pas là non plus pour créer de la spéculation et de l'inflation. On est dans des périodes assez dures, nos vins calent assez chers comme ça, on essaie d'avoir un équilibre de gestion d'entreprise.
Donc une bouteille de 2016 va aller 49 euros, la bouteille de 2017. Elle restera au mĂȘme prix.
On parle pas d'augmentation. C'est pas parce qu'il y a un NFT attachĂ© Ă  bouteille . Donc c'est Ă  nous de d'Ă©quilibrer nos comptes, de faire attention Ă  nos dĂ©penses de l'autre cĂŽtĂ©, mais on crĂ©e pas d'inflation et les gens qui vont donc prendre une carte six bouteilles, qu’on a appelĂ© « Magnum ». Magnum 6 bouteilles, cette carte lĂ , elle est pas il y a pas un surcoĂčt elle est pas payante. Elle est inclus dans le prix des 6 bouteilles. Vous achetez 6 bouteilles de la carte Magnum.


Sabine LUXURYTAIL :


Mais juste pour faire le lien, parce que vous avez parlé des NFT, et c'est notre sujet
En fait, chaque bouteille va ĂȘtre associĂ©e Ă  un NFT. Et est-ce que les membres l'achĂštent en monnaie Fiat, l'achĂštent en crypto-monnaie ? Qu’est-ce que ça leur rapporte de faire partie de ce club ? Est-ce qu'ils ont des accĂšs spĂ©cifiques, des Tokens dĂ©tenus, des surprises? Est-ce qu’il y a des niveaux? Comment ça se passe ?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


Il y a 3 niveaux de cartes :




6 bouteilles Magnum, 12 bouteilles JĂ©roboam, 24 bouteilles : Balthazar.
C’est des noms de formes de bouteille, on n’est pas aller chercher bien loin. On trouvait que c'Ă©tait un clin d'Ɠil aussi intĂ©ressant. Donc dĂ©jĂ , quand, vous achetez une carte « Magnum 6 bouteilles », vous avez les 6 NFT des 6 bouteilles, mais vous avez aussi une carte qui est un NFT. La carte est un NFT donc il y a deux types NFT : Il y a le NFT de la carte de membres et le NFT des bouteilles. Chaque personne peut dĂ©cider Ă  un moment donnĂ© de « j’ai 6 bouteilles, je veux en revendre 3 parce que comme ça, ça me permet de me payer ma consommation.
Encore une fois ces bouteilles, elles ne sont disponibles que pour les membres du Club, elles sont pas disponibles ailleurs. Donc quelqu'un peut décider de les revendre pour se payer sa consommation. Moi ça me ça me choque pas.

Quand on achĂšte 6 bouteilles, on a 5% rĂ©duction par rapport au prix public, quand on achĂšte 12 bouteilles, c'est 10 %, quand on achĂšte 24 bouteilles, c’est 15% de rĂ©duction donc il y a un avantage prix dĂ©jĂ  Ă  ĂȘtre membre. PremiĂšre chose.

DeuxiÚme chose, On offre une année de stockage, Aujourd'hui, c'est compliqué de stocker du vin. C'est un colis fragile, c'est un produit vivant le vin, et tout le monde n'a pas une cave réfrigérée, et ceux qui habitent dans les villes, dans des petites appartements, c'est pas possible. Donc nous on offre une premiÚre année de stockage. Puis aprÚs les gens soient, ils pourront décider de le prolonger, de payer un abonnement, ce sera une dizaine d'euros pour 6 bouteilles pour pouvoir continuer à faire stocker les bouteilles.

on a crĂ©Ă© un ensemble d'expĂ©riences, parce que pour nous, ces clients lĂ , c'est notre communautĂ©. C'est des gens avec qui on veut ĂȘtre proche. On veut parler, on veut Ă©changer. On doit avoir leur opinion. Et la premiĂšre chose qu'on fait, c'est qu'on leur donne un droit de vote. Chacun porteur de cartes, on a crĂ©Ă© une DAO et chaque membre a un droit de vote Ă©gale : c’est parce qu'on a 24 bouteilles qu'on a un droit de vote diffĂ©rent, et on va les interroger, en fait, sur des sujets qui sont importants pour la vie du domaine. On veut avoir leur avis. Le premier sujet qu'on travaille : on est en train de refaire les Ă©tiquettes. Et donc, on va leur proposer deux Ă©tiquettes diffĂ©rentes et on va les laisser voter sur qu'elle sera Ă©tiquette du futur grand cru.

Donc ça c'est structurant. L'Ă©tiquette pour un vin c'est quand mĂȘme la partie visible de ce liquide et donc ça doit parler de vos valeurs, de ce que vous faites, de votre intention.
Donc voilà, on travaille à d'autres cuvées aussi et on va les interroger sur ces cuvés là. On veut vraiment qu'ils puissent faire partie de cette vie de domaine et qui nous apportent leur opinion, leur expertise, ça c'est la premiÚre chose.

Ensuite suivant le niveau de cartes, on a crĂ©Ă© des expĂ©riences un petit peu diffĂ©rentes Pour les plus hauts niveaux de cartes, on est ici Ă  Saint-Émilion, dans une bĂątisse en pierre magnifique au milieu des vignes, on a une suite qui fait 80 mĂštres carrĂ©s qui donne sur le chai Ă  baril d'un cĂŽtĂ© et sur les vignes et de l'autre avec une jolie cheminĂ©e, une baignoire enfin c'est magnifique.
VoilĂ  on peut pas accueillir tout le monde mais les porteurs de cartes de gamme, ils auront droit de rĂ©server une nuit et venir dormir une nuit au domaine, c'est payant, c'est en plus, mais c'est pas un domaine qui est public, c'est pas ouvert Ă  tout le monde. C'est un domaine petit, privĂ©, mais voilĂ  eux, ils auront cet accĂšs lĂ . On crĂ©e chaque annĂ©e, on a un repas parisien, fait par un Chef autour d'une thĂ©matique de nos vins, ils pourront venir participer Ă  ce domaine, Ă  cette expĂ©rience unique oĂč on ressort des vieux millĂ©simes, on fait goĂ»ter des prototypes de vins sur lesquels on travaille. VoilĂ  donc c'est un lieu de rencontre physique, gastronomique, un dĂźner unique.

On a aussi la possibilité de les recevoir une fois par an au domaine.
C’est pas des portes ouvertes parce que on ne peut pas ouvrir les portes Ă  tout le monde, mais on crĂ©Ă© une journĂ©e par an, oĂč on va les recevoir ici, allez aller dans les vignes et leur expliquer notre travail, leur faire goĂ»ter peut-ĂȘtre les choses en prĂ©paration, dĂ©jeuner ensemble. Donc faire une journĂ©e portes ouvertes privĂ©e en fait, pour nos membres.

Il y a comme ça dizaine je vais pas tout rĂ©vĂ©ler, une dizaine de petites expĂ©riences oĂč on mĂ©lange en fait, la communautĂ©. On crĂ©e un groupe Whatsapp, un Whatsapp fermĂ©, oĂč ils sont en direct avec moi. Il m'arrive de faire des Lives. Hier, j'Ă©tais au beau milieu des vignes, en train de faire les vendanges. En principe, je prends mon tĂ©lĂ©phone et je lance un appel de groupe et je montre le travail. Je montre oĂč on en est. On les amĂšne dans les vignes avec nous.



Sabine LUXURYTAIL :


Une question justement : vous avez rĂ©pondu parce que lĂ , il y a Louis Vuitton qui se lance sur Discord justement pour parler Ă  sa communautĂ© et ma question c’est oĂč est-ce que vous leur parlez ? Donc on n'est pas sur Discord, vous avez crĂ©e un groupe WhatsApp?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


On va voir en fait le public qui va rentrer dans ce club. Mais je pense qu'on va ĂȘtre entre deux communautĂ©s : les amateurs de Vin d’un cĂŽtĂ©, les amateurs Crypto/Web 3 de l'autre. Donc c'est quoi le meilleur endroit pour pouvoir dialoguer ? Est-ce qu'il faut aller sur Discord oĂč est-ce qu'il faut ĂȘtre sur WhatsApp ? Pour l'instant, on s'est dit : on va partir sur WhatsApp qui offre des groupes privĂ©s choses qu'on n'a pas sur le Discord,

Donc voilĂ , on n'ira pas sur Discord, Ă  moins que les membres nous disent : attendez nous on veut discord ou rien. Mais je pense pas.


Sabine LUXURYTAIL :


Mais du coup par rapport à la communauté, donc je comprends que ce sont les holders de NFT qui font partie du club Edmus.
Mais comment vous faites pour développer votre communauté ? Si moi par exemple, je suis pas détenteur d'un NFT mais que je m'intéresse, j'ai vraiment envie de m'impliquer parce que c'est un vin qui m'intéresse, j'aime bien la philosophie, j'aime bien l'histoire. Comment je fais pour pouvoir participer à cette communauté comment vous faites, vous, pour développer cette communauté ?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


Alors on est plutĂŽt sur des rĂ©seaux sociaux classiques qui sont Instagram, mais beaucoup aussi LinkedIn, qui est pas WEB3 du tout, mais qui a l'avantage d'ĂȘtre pas anonyme. Et donc, Il y'a plutĂŽt de la bienveillance, parce que les gens y sont connus, identifiĂ©s, et identifiables. Ils font attention Ă  ce qu'ils disent. Et donc, moi, j'aime bien cette bienveillance. Et donc, Linkedin, c'est un rĂ©seau qui est important pour nous parce qu'on a quasiment 9000 followers. VoilĂ  une petite communautĂ© pour notre taille. Mais voilĂ . AprĂšs, on peut pas ĂȘtre sur tous les rĂ©seaux, ça demande tellement de temps les rĂ©seaux sociaux que Ă  un moment donnĂ© il faut choisir. Donc, par exemple, on n'est pas sur Twitter.
Est-ce qu’il faut aller sur twitter ?

Sabine LUXURYTAIL :


C’est notre question du moment aussi..



Quels sont les projets futurs que vous avez en lien avec le web 3 ? Vous allez faire des partenariats? Je trouve que les maisons du groupe LVMH, la partie tout ce qui est vin et spiritueux. Bah je n’ai pas entendu parler d'initiative un peu comme les vîtres. On va bientît interviewer les fondateurs de interCellar.
Comment vous voyez l'avenir du vin et du Web3 et en particulier de ChĂąteau Edmus ?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


Alors les grandes maisons s'y intéressent. Vous allez voir des projets qui vont sortir un peu dans tous les sens. LVMH a une structure centrale et puis aprÚs chaque Maison a aussi son - je parle un petit peu d'eux parce qu'on les connaßt ; ils font partie de la Wine Tech, c'est des gens c'est des gens remarquables LVMH. Donc voilà aprÚs chaque Maison à son indépendance sa propre histoire.

Mais il y a des choses qui vont sortir, c'est Ă©vident.

Comme je vous disais, il y a un an on Ă©tait les premiers Ă  faire un drop dans le monde du vin, personne ne comprenait ce que c'Ă©tait, et lĂ  c'est un par semaine. Donc il y a quand mĂȘme l'accĂ©lĂ©ration qui est forte. Je pense qu’on est encore en face de test, d'apprentissage, c'est pas des dĂ©ploiements Ă  grande Ă©chelle. Nous c’est un changement radical, puisqu'on bascule totalement dans cet univers lĂ , nos vins ne disponibles autrement. Donc nous c'est assez drastique, mais on n'a pas peur et d'autres y vont plutĂŽt en phase de test.

La semaine derniĂšre, le ChĂąteau Smith Haut-Lafitte, oĂč Ă©tait reçu le roi d'Angleterre, a fait un drop d’une collection de 90 Magnum qui s'est vendu en 15 secondes. Je crois donc vous voyez ces grands domaines trĂšs prestigieux, ce sont des locomotives pour notre secteur. Bah ça y est, il teste.
Ils vont trÚs vite, ils apprennent. Et puis, derriÚre ça va se généraliser.

le ChĂąteau Smith Haut-Lafitte
le ChĂąteau Smith Haut-Lafitte


Comme je vous l’ai expliquĂ©, il y a dix bonnes raisons pour que le vins et le Web3 se rencontrent.
Donc, aprĂšs le secteur du luxe, aprĂšs le secteur de la mode, c'est le secteur du vin pour lequel s’est totalement adaptĂ©.

Voilà donc pour Edmus, c'est la premiÚre étape. C'est le lancement de ce club, qui est le concept de Club allocataires. Il faut l'expliquer. On a on a passé une heure ensemble. J'espÚre que j'ai été clair.
Mais c'est pas intuitif pour tout le monde. Donc, il faut pouvoir prendre le temps de l'expliquer, de trouver son public.

Nous, on a plein de projets, notamment au niveau des vins. On ne s'interdit absolument rien, notamment des collaborations avec d'autres, d'autres vignerons.
Je vous le dis comme ça. Mais par exemple, on dĂ©teste jeter, vous l’avez compris.
On fait attention Ă  l'environnement et nos vieilles barriques qui ne sont plus utilisables pour nos vins, elles peuvent avoir une vie, notamment pour faire vieillir des whisky. VoilĂ , on a un partenariat avec une distillerie irlandaise familiale qui est incroyable et qui est actuellement a fait vieillir des whisky dans des futs d’Edmus . Donc ça va peut-ĂȘtre donner des NFT ! VoilĂ  mais bon, j'ai rien dit !

Sabine LUXURYTAIL :


Merci beaucoup Laurent, est-ce que vous avez un mot de la fin ?

Laurent David CHATEAU EDMUS :


J'adore j'adore ce que vous faites, j'adore votre podcast. Je trouve que c'était audacieux de dire « Luxe Web 3, on va vous expliquer ».
Moi, je les ai tous écouté bien évidemment, j'adore ce que vous faites.

J'ai dĂ©couvert en dĂ©tail ce que faisait Lacoste. VoilĂ , moi j'ai pas 36 tenues et le polo noir, j'en ai plein, qui deviennent gris Ă  la fin, mais c'est pas grave et j'adore ce que fait cette marque, comment elle s'est rĂ©inventĂ©e et je connaissais pas leur travail sur le Web 3 mais c'est juste stratosphĂ©rique et voilĂ  des marques qui ont complĂštement embrassĂ© ça et qui vont prendre une avance que les autres ne soupçonnent pas. A un moment ils vont se retourner et se dire « mais qu’est-ce qui se passe ?
Et donc je pense que avoir des gens comme vous, qui expliquent, qui vont permettre de vulgariser, dans le bon sens du terme, ce qui se passe, notamment dans le vin notamment dans le textile, dans le luxe, ça va contribuer à la diffusion de ces technologies et je dirai « Longue vie à votre podcast ».

Sabine LUXURYTAIL :

Oh merci beaucoup. Merci beaucoup.

đŸŽ™ïžCe podcast a Ă©tĂ© enregistrĂ© le mercredi 27 septembre 2027đŸ—“ïž
🔗Lien vers InterCellar
🔗Lien vers Chateau Edmus

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